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Sherlock Holmes à la recherche de l'absolu
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Any religion that says that it alone holds the key to salvation might have misunderstood some statement made by a saint or a sage who started or promoted that religion.
Suppose Lord Jesus Christ said ?I am the path.? It means that ?If you understand your ?I? that ?I? will lead you to salvation?. It is not personal to the human being called Jesus but personal to every human being. So these claims to exclusivity are made by the devotees who have misunderstood the statements of how the spiritual teachers perceive spirituality.
Swami Premananda
Si quelqu'un espère pouvoir mener une vie spirituelle après avoir comblé tous ses désirs, il ressemble à une personne qui attend sur la plage qu'il n'y ait plus de vagues pour prendre son bain. Amma
Il est bon que Dieu ait fermé les yeux d'une certaine catégorie de gens par la négligence, afin qu'ils contribuent à la prospérité du monde matériel. Si certains n'étaient pas rendus oublieux de l'autre monde, ce monde-ci ne serait en aucune façon prospère. C'est par l'oubli (de l'autre monde) qu'on bâtit et cultive. L'enfant grandit sans prendre conscience, il croît en stature, et quand sa raison se perfectionne, il ne grandit plus. La prospérité matérielle est due à la négligence, et la destruction à la vigilance. Rûmî
Si la lumière voit cent mille personnes, elle ne descend que sur celui dont l'essence est lumière. Sanâ'î
J'ai pratiqué toutes les religions, du christianisme à l'islam et j'ai suivi chacune des voies propres aux diverses sectes de l'hindouisme. Et il m'est apparu que par des voies différentes toutes cheminent à la rencontre du même Dieu. [...] Personne ne réalise que celui qu'on appelle Krishna est aussi appelé Shiva ou bien l'Energie divine (Shakti), Jésus ou Allah, ou encore Rama avec ses mille noms. (...) Ceux qui croient que Dieu est sans forme l'atteindront aussi bien que ceux qui croient qu'il est avec forme. Les deux seules choses nécessaires sont la foi et l'abandon de soi. Ramakrishna
Considérer l’initiation comme « sacrée » relève probablement de la séduction par ce que Bouddha nommait « les filles de Mara ». Mara représente la tendance névrotique de l’esprit, l’état déséquilibré de l’être, et il envoie ses filles nous séduire. Lorsque les filles de Mara sont présentes à une initiation dans laquelle la rencontre des deux esprits intervient réellement, elles disent : « Tu te sens paisible ? C’est parce que tu reçois une instruction spirituelle, parce qu’une chose spirituelle t’arrive, c’est sacré. » Leurs voix sont très douces, leur message est d’une merveilleuse beauté, et elles nous persuadent que cette communication, cette « rencontre de deux esprits », est quelque chose de très important. Alors nous commençons à donner naissance à de nouveaux modèles mentaux samsariques.(…) En réalité, la rencontre de deux esprit prend place de façon très naturelle. Instructeur et disciple se rencontrent dans un état d’ouverture dans lequel ils réalisent que l’ouverture est la chose la plus insignifiante du monde. C’est complètement insignifiant, vraiment ordinaire, absolument rien. Chögyam Trungpa.
Il faut savoir que Dieu se trouve dans chaque âme, serait-ce celle du plus grand pécheur du monde, qu'il y demeure, et qu'il l'assiste substantiellement. Cette sorte d'union existe toujours entre Dieu et toutes les créatures, puisqu'il leur conserve l'être qu'elles possèdent; et s'il ne leur était pas présent de cette manière-là, elles tomberaient dans le néant, et cesseraient d'exister. Quand donc nous parlons de l'union de l'âme avec Dieu, nous n'avons pas en vue cette union qui existe en fait avec toutes les créatures, mais l'union de l'âme avec Dieu et sa transformation en lui par amour, qui n'existe pas toujours, mais seulement quand il y a ressemblance par amour; voilà pourquoi cette union s'appelle union de ressemblance. Celle-là s'appelle union substantielle, essentielle ou naturelle; celle-ci au contraire s'appelle surnaturelle; elle a lieu quand les deux volontés, celle de l'âme et celle de Dieu, sont d'accord entre elles et que l'une n'a rien qui répugne l'autre. Quand donc l'âme rejette complètement ce qui en elle répugne ou n'est pas conforme à la volonté de Dieu, elle est transformée en Dieu par amour. La montée du Carmel de St Jean de la Croix
101252

10-06-2009

Karma, pensées discursives et vents contaminés

Lorsque nous parlons du karma, beaucoup de gens nous rétorquent qu'il n'y a rien de tel, que si ça existait ça se saurait, et que la plupart des événements sont le fruit de la chance ou du hasard. Nous n'allons pas gloser sur les causes karmiques éventuelles du crash de l'airbus A330, car même si nous étions omniscients, ce que nous ne sommes pas, tout ce que nous pourrions dire serait invérifiable pour le lecteur. Nous allons donc nous en tenir à ce qui est vérifiable par l'expérience immédiate, et qui peut donc constituer la base d'une pratique.

Le karma, c'est la loi de cause à effet. C'est donc l'endroit où notre liberté ne s'applique pas. On n'est plus "plus ou moins libre" : à un instant t, on est libre, ou agi. Afin de déterminer notre part de karma et de liberté, il nous suffit d'examiner notre esprit. Le karma se manifeste par exemple sous la forme de toutes les pensées automatiques que nous avons, celles qui défilent dans notre esprit sans que nous puissions les en empêcher, quand bien même nous le souhaiterions. L'instant de liberté, c'est l'instant précis où nous prenons conscience de ces pensées, en un éclair. Sur une minute, combien expérimentions-nous de micro-secondes de liberté ? Car chacun le constate, l'instant de la prise de conscience ne dure pas. Même si l'on s'essaie à le faire durer, les pensées recommencent à tourner, au sein même de notre soi-disant vigilance, preuve qu'elle n'est qu'un fac simile de la véritable liberté. Cette liberté, c'est l'instant de lucidité qui seul a pouvoir d'interrompre véritablement les chaînes karmiques, et qui se produit plusieurs fois par minutes chez l'individu au karma pas trop chargé, mais seulement quelques fois dans la journée pour nos grands-mères aux gouttes desséchées. L'équivalent de cet instant dans le sommeil, c'est le moment où le rêve devient lucide. Chacun conviendra que c'est assez rare, si cela se produit deux ou trois fois au cours d'une nuit, c'est déjà énorme. Tout le reste est karma, enchaînement à des situations qui ne nous laissent aucune liberté.

La caractéristique du karma, c'est qu'il n'est pas modifié par le désir de s'en débarrasser. Mais c'est déjà un résultat de le voir clairement, car peu s'en rendent véritablement compte.
Afin d'améliorer notre perception, nous pouvons essayer de méditer dans un moment d'agitation usuelle. Un examen honnête nous montre que nous sommes agis par une force qui ne dépend nullement de notre désir de l'arrêter. Au mieux nous la faisons changer de direction, comme un torrent qui rencontre un arbre. Si nous parvenons à rester en place pendant un certain temps, il se peut qu'elle se calme, à ce moment nous sombrons probablement dans la torpeur. Il s'agira de la même force, mais immobile cette fois. Une façon de mesurer cette force sous sa forme immobile, consiste à nous demandez ce qui nous empêche, lorsque nous sommes calmes et apparemment non perturbés, d'être dans l'amour divin. C'est une sorte de mur, ou de glu, quelque chose qu'il est impossible d'écarter d'un geste de la main. Songeons maintenant à ce qu'est notre journée. C'est la même chose, en pire. Si nous pouvons mesurer la force contraignante qui s'exerce sur nous dans les circonstances propices de la méditation, nous pouvons avoir une vague idée de ce qui s'exerce sur nous au cours de la journée quand nous n'y prenons pas garde.

Plus on observe clairement le phénomène, plus il est facile de déterminer les méthodes qui agissent réellement dessus, puisqu'on devient capable de mesurer leur effet. La présence d'un maître, par exemple, est très efficiente, car un maître a le pouvoir de remplacer nos vents contaminés par ses vents purs. En revanche, il a très peu d'influence sur la source de la contamination, autrement dit il faut rester de nombreuses années auprès de lui, du matin au soir, pour que le nettoyage soit important.

Pour nous pauvres occidentaux qui n'avons pas ce loisir, il nous faut soit envisager de mourir idiots, soit nous décider à pratiquer une sadhana digne de ce nom, c'est-à-dire incluant des méthodes efficaces.

Dans les moyens qui sont à notre disposition, il y a deux niveaux :
- les méthodes du stade de génération, consistant à cultiver la dévotion pour un maître ou une divinité d'élection. Cette méthode est connue dans toutes les traditions, son inconvénient principal tient à ce qu'elle dépend de notre humeur, autrement dit de notre volonté bonne, ainsi que de notre inspiration. Autrement dit, si nous sommes en colère par exemple, celane fonctionnera pas. Il faudra commencer par des méthodes physiques, yogas ou prosternations, qui remettront un peu d'harmonie dans la circulation des vents. Il faut donc compter deux bonnes heures de pratique au total pour nettoyer une perturbation.
- les méthodes du stade d'accomplissement, pranayamas et yoga de tummo, qui ont l'avantage de ne dépendre que d'un minimum de force physique (il ne faut pas être trop malade ou fatigué). Pour le reste, en fonction du niveau de pratiquant et du niveau d'agitation, 10 à 30mn peuvent suffire. Quand on mesure ce qui est enlevé en si peu de temps, c'est proprement miraculeux. Le second miracle, c'est que par la réduction du temps nécessaire pour obtenir un résultat - en l'occurrence le désengluement de toute pensée discursive -, il devient possible de l'appliquer à chaque nouvelle perturbation, ce qui permet de rester dans un état relativement clair tout au long de la journée.

Corrélativement, on n'identifie plus l'ego comme une sorte d'entité mystérieuse qui nous posséderait contre notre gré, mais simplement comme la somme de tous ces mouvements sur lesquels nous avons maintenant un moyen d'action, ce qui inverse totalement la perspective. Il ne s'agit plus de se tancer, de se sentir coupable, de se retenir, de s'obliger... Nous accédons à la perception claire que toutes nos humeurs, sentiments et "opinions" sont l'effet d'une contamination des vents, qu'il nous est possible de purifier. Sur le long terme, l'expérience nous montre qu'il est possible de déraciner nos vasanas les mieux enracinés simplement en approfondissant la méthode. Notre état se ramène à une question de diligence, rendue possible par la purification de nos tendances karmiques, et nous cessons progressivement d'être agis pour devenir acteurs de notre vie.

Article extrait du site Le Trésor Théoscopique


10-06-2009, 01:37:56 clearmind
Général
z z

Commentaires

10-06-2009, 12:45:51


bonne illustration du principe "l'attrait vaut mieux que la réclame"

john w.

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La Réalité Divine Essentielle (al-Haqîqatu-l-Ilâhiyya) est trop élevée pour étre contemplée par l'"oeil" qui doit contempler, tant que subsiste une trace de la condition de créature dans l'"oeil" du contemplant. Mais lorsque "s'éteint ce qui n'a pas été" - et qui est (par nature) périssant - "et reste ce qui n'a jamais cessé d'être" - ce qui est (par nature) permanent- alors se lève le Soleil de la preuve décisive pour la Vision par soi (al-'lyân). Ibn Arabî
Question : Est-ce que la connaissance obtenue par expérience directe peut être perdue par la suite ?
Maharshi : C'est ce que dit le "Kaivalya Navanîta". Toute expérience obtenue sans déracinement complet de tous les vâsânâs ne peut se maintenir stable. Il faut faire des efforts pour déraciner tous les vâsânâs. Autrement, le cycle des renaissances se poursuivra. Les uns prétendant que l'expérience directe résulte du fait d'écouter l'enseignement du Maître. D'autres assurent qu'elle se produit après une période de réflexion. D'autres encore affirment qu'elle ne peut résulter que d'un état de grande concentration mentale et de samâdhi. Bien que ces étapes semblent différentes en apparence, elles ont toutes, finalement, le même sens. La connaissance ne peut subsister définitivement que lorsque tous les vâsânâs ont été déracinés.
De la pauvreté en esprit
Quand je sortis de Dieu, toutes choses dirent : "Il y a un Dieu !" Or ceci ne peut me rendre bienheureux, car par là je me saisis en tant que créature. Mais dans la percée, comme je veux me tenir vide dans la volonté de Dieu, et vide aussi de cette volonté de Dieu, et de toutes ses oeuvres, et de Dieu lui-même - là je suis plus que toutes les créatures, là je ne suis ni Dieu ni créature : je suis ce que j'étais et ce que je resterai, maintenant et à jamais ! Là je reçois une secousse qui m'emporte et m'élève au-dessus de tous les anges. Dans cette secousse je deviens si riche que Dieu ne peut être assez pour moi selon tout ce qu'il est en tant que Dieu, selon toutes ses oeuvres divines : car je conçois dans cette percée ce que moi et Dieu avons de commun. Là je suis ce que j'étais, là je ne prospère ni ne dépéris, car là je suis quelque chose d'immuable qui meut toutes choses. Ici Dieu ne trouve plus de demeure en l'homme, car ici l'homme, par sa pauvreté, a reconquis ce qu'il a été éternellement et restera toujours. Ici Dieu est introduit dans l'esprit. - C'est "la plus proche pauvreté". Puisse-t-on la trouver ! Maître Eckhart
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